Wilfried Thesiger

Vie de Wilfried Thesiger

Juin 1910.- Naissance dans une case des faubourgs d’Addis-Abeba (actuelle Ethiopie). Son père y faisait fonction de ministre plénipotentiaire. Wilfred est petit-fils de général et neveu d’un vice-roi des Indes.

1919.- Retour en Angleterre. Il se retrouve pensionnaire à l’école Saint Aubyn’s près de Brighton. Il entre à Eton. Il dévore Kipling, Conrad, Doughty et le premier ouvrage de T.E. Lawrence The revolt in the desert.

1929.- Admis au Magdalen College d’Oxford. Compétitions de boxe.

Eté 1930.- Il s’engage comme marin à bord d’un vapeur puis se rend au couronnement de Ras Tafari qui va devenir empereur d’Ethiopie sous le nom de Hailé Sélassié. Il part avec le duc de Gloucester et débarque à Djibouti en novembre.

1933.- Il rallie l’Afrique orientale. Il rejoint Tadjoura, dans le Danakil en Ethiopie.

1935.-Il obtient son affectation au Service politique soudanais et est déçu par Karthoum, la capitale.

1938.- Il explore le massif du Tibesti, au Sahara français. Il escalade l’Emi Koussi à 3 340m d’altitude et effectue des étapes de 18 à 20 heures. Méharée de 3 200km.

Avril 1940.- C’est la guerre. Il s’engage dans les Forces soudanaises de défense.

1941.-Il est expédié dans le Djebel Druze en Syrie. Il faut organiser le soulèvement des populations locales contre les Français de Vichy. Puis il rallie le SAS et Le Long Range Desert Group qui lutte contre l’Afrika Korps de Rommel.

Après guerre.- Il se met en tête de parcourir le Rub-al-Khali. Il le traversera deux fois. Il est le premier à explorer l’oasis de Lioua et les sables mouvants d’Umm as Samim.

De 1951 à 1958.- il vit avec les Madan, un peuple d’Irak. Ils lui inspireront son livre Les Arabes des Marais. Il passe les dernières années de sa vie entre Chelsea et le nord-Kenya chez son fils adoptif Lawi Leboyare.

24 août 2003.- Mort à Londres dans la chambre médicalisée d’une maison de retraite.

Oeuvres de Wilfried Thesiger

Le désert des désertsArabian sandsLa vie que j’ai choisie (mémoires).

Citations de Wilfried Thesiger

« Les heures et les jours se succédaient sans que le décor changeât jamais;
nous progressions, mais le désert et le ciel vide continuaient à se rencontrer toujours aussi loin devant nous. Le temps et l’espace ne faisaient qu’un. »

« Nul homme, après avoir connu cette vie, ne peut demeurer le même.
Il portera à tout jamais gravée en lui, l’empreinte du désert, dont le nomade est marqué comme au fer rouge, et au plus profond de ses désirs celui d’y retourner, lancinant ou vague selon son tempérament.
Car cette terre cruelle est capable d’envoûter quiconque ose s’y aventurer, bien plus profondément qu’aucune autre région clémente de notre planète. »

Le désert des déserts.