Un thé au Sahara

Il y a trois acteurs dans ce roman : un couple d’Américains, Port et Kit Moresby, et le désert, immanent et effrayant. Un thé au Sahara met en scène l’incompréhension entre deux êtres qui ne parviennent pas à s’aimer et que la mort séparera prématurément.
Kit et Port sont venus au Sahara avec un vieil ami : Tunner. Celui-ci n’a qu’une seule idée en tête : séduire Kit. Non parce qu’il en est épris mais plutôt pour la performance virile. Il parvient à ses fins dans le train qui les conduit tous deux vers Boussif.
Port, qui les y rejoint en voiture, réussit à détourner Tunner de Kit. Et les époux partent seuls pour Bou-Noura. Mais Port contracte la typhoïde. Il agonise au fort français de Sbâ. La démence guette Kit qui abandonne son mari, mourant, et s’enfuit dans le désert. Elle y rencontre Belqassim, un Touareg. La suite : un épisode sensuel, la jalousie des trois épouses de l’autochtone polygame et le nouveau départ de Kit pour un ailleurs qu’elle ne conçoit même pas.

Les plus d’Un thé au Sahara

L’intrigue, dynamique et originale. La variété et le caractère singulier des personnages. A l’instar du couple mal assorti formé par Eric Lyle et sa mère, rencontrés par Port, Kit et Tunner au début du voyage.

Les moins d’Un thé au Sahara

Le désert, l’environnement naturel, est présenté sous l’angle de la menace. C’est là que Kit se perd physiquement et mentalement. Ce n’est pas un lieu de contemplation, ni de paix intérieure.

Un thé au Sahara de Paul Bowles, L’imaginaire, Gallimard, 1952, 291 pages