Théodore Monod

La vie de Théodore Monod

9 avril 1902.- Naissance à Rouen. Sa famille est originaire du pays de Gex. Fils de
Wilfred et Dorina. Son père est pasteur. Il est issu de cinq générations de
pasteur.

1907.- Déménagement de la famille Monod à Paris. Il fréquente le Jardin des
plantes et le Muséum national d’histoire naturelle. Bac à 16 ans, licence à
la Sorbonne trois ans plus tard.

1922.- Assistant au laboratoire des Pêches et Productions coloniales d’origine
animale. A 20 ans il part étudier en Mauritanie les poissons et la pêche à
Port-Etienne (aujourd’hui Nouadhibou). Première méharée de 20 jours vers
Saint-Louis du Sénégal. La passion du désert ne le quittera plus.

Fin des années 1920.- Il est envoyé en Afrique occidentale. Il participe à la mission
Augieras-Draper entre Tamanrasset et Tombouctou. Découverte du squelette
fossilisé de l’homme d’Asselar. Puis service militaire au Hoggar comme
chamelier de deuxième classe dans la compagnie saharienne.

1930.- Il épouse Olga Pickova, une juive d’origine tchèque. Il publie de nombreux
articles sur la préhistoire.

1931.- Publication de Méharées, explorations au vrai Sahara.

Février 1936.- Il débute la traversée du Tanezrouft, au Sahara algérien, dans sa largeur : 450 km et 12 jours de marche. Exploit jamais tenté.

1938.- Il devient le premier directeur de l’IFAN (Institut français d’Afrique
noire, devenu l’Institut fondamental d’Afrique noire). Il le dirigera
jusqu’en 1964. Il est voué à la recherche scientifique sur le continent
africain.

Seconde guerre mondiale.- Il est chargé d’espionner l’ennemi italien à la frontière libyenne. Il
explore le Dohone, inventaires de la faune et flore locales, relevés
topographiques et ascension de l’Emi Koussi (3 500 mètres) pour en étudier
le cratère.

1954.- Il réalise son exploit majeur : une traversée de 900 kilomètres entre
Ouadan et Arouan sans point d’eau, dans une région qu’il rebaptise « La
Madjabat al Koubra » (la grande solitude, nom donné par l’écrivain andalou
Al Bakri en 1068). Départ le 10 décembre 1954. La ration d’eau vitale est
fixée à 630 centimètres cubes (0,60 litres) par jour et par personne. Ils
atteignent Arouan le 2 janvier 1955. Monod poursuit ensuite vers le puit El
Mrayer à 600 km et le puit El Ghallaouya à 250 km.

22 novembre 2000.- Décès, après une vie d’aventurier et de scientifique très remplie. Monod
est passé à la postérité. Le grand public conservera l’image d’un homme
âgé, plein de sagesse et de convictions, qui arpente le désert témoignant,
sans relâche, de ses beautés.

Les oeuvres de Théodore Monod

Fictions : Maxence au désert, L’Emeraude des Garamantes, Méharées, Vie et mort au désert, Le fer de Dieu, Désert Libyque, Majâbat Al-Koubrâ, Le chercheur d’absolu.

Citations de Théodore Monod

« Présence retrouvée aussi de l’écorce terrestre, au ras de laquelle nous
allons vivre ; marchant, assis, couchés, nous conservons avec le sol un
contact direct, sans intermédiaire : il faut avoir pataugé dans le sable, à
longueur de journée, s’être déchiré les doigts de pied dans la caillasse,
avoir dormi à même le roc, pour comprendre ce que cela signifie… Leçon
d’humilité, cette existence de cloporte collé au sol, cette fraternelle
cohabitation avec les bêtes… »

Méharées.

A lire sur Théodore Monod

Théodore Monod, savant tous terrains de Roger Cans, Editions sang de la terre, Paris, 2001. Mémoires d’un naturaliste voyageur de Théodore Monod, préface de Jean Rouch textes recueillis par Isabelle Jarry, iconographie de Jean-Marc Durou, Editions AGEP, 1990.