Le désert fut le lieu de leur quête spirituelle. Un cadre mystique dans lequel ces personnalités hors-normes trouvèrent le point d’aboutissement de leur existence, parfois au point d’y laisser la vie. C’est le cas de Michel Vieuchange qui mourut de la dysenterie à Agadir non sans avoir atteint Smara dans le Sahara marocain. Charles de Foucauld aussi paya de sa vie son amour pour le désert. Ce moine trappiste construisit un ermitage dans le massif de l’Assekrem dans le Sahara algérien et entreprit de traduire des poésies touarègues. Il sera assassiné par balle à Tamanrasset, probablement par des Senoussis et des touaregs Ajjer dissidents. Enfin Ernest Psichari, petit-fils du célèbre Ernest Renan, entre chez les religieux dominicains après une aventure dans l’infanterie coloniale en Mauritanie. Il mourra sur le front belge lors de la Première guerre mondiale.