Mémoires d’un naturaliste voyageur

Cet ouvrage, rédigé avant le décès de Théodore Monod en 2000, est une vraie mine d’informations sur sa longue existence.
Photos d’époque, jaunies par les ans, coupures de journaux, dessins ou caricatures tracés par le frère aîné de Théodore Monod, clichés des déserts qu’il a arpentés…
Certaines photos sont issues de la collection privée du naturaliste. En huit grands chapitres, on découvre les passions, l’abnégation et l’esprit parfois facétieux de l’homme.
Son enfance heureuse, sa première méharée de Port-Etienne en Mauritanie à Saint-Louis au Sénégal, la guerre, ses pérégrinations sous-marines à bord du bathyscaphe du professeur Auguste Piccard. Et puis ses « traversées hauturières » de régions du Sahara, souvent inexplorées : 6 000 km au total de 1956 à 1964; son éclectisme scientifique (il était à la fois botaniste, géologue et s’intéressait aux gravures et peintures rupestres…).
Un chapitre entier aborde les engagements de Théodore Monod : notamment contre la guerre d’Algérie, le militarisme, la chasse, la corrida et les expérimentations animales. Monod était un écologiste avant la lettre.
Les derniers clichés le montrent à plus de 80 ans en train de sillonner son « diocèse » saharien : l’Adrar en Mauritanie.

Les plus de mémoires d’un naturaliste voyageur

Photos, extraits d’articles et d’œuvres de Théodore Monod rythment la biographie. Un bon livre pour appréhender une vie passionnante.

Les moins de mémoires d’un naturaliste voyageur

Il est parfois difficile de distinguer qui est le narrateur : Théodore Monod ou Isabelle Jarry (qui a récolté l’ensemble des matériaux de l’ouvrage). Le récit à la troisième personne alterne avec les écrits du savant. Heureusement ces contre-temps sont rares.

Mémoires d’un naturaliste voyageur de Théodore Monod, préface de Jean Rouch, Editions AGEP, 1990, 180 pages