Maxence au désert

Ce livre, très court, décrit les premiers pas de Théodore Monod dans le Sahara mauritanien. A la faveur d’une année à Port-Etienne (aujourd’hui Nouadhibou en Mauritanie), au cours de laquelle il s’adonne à l’étude de la faune ichtyologique et de l’industrie de la pêche, le jeune scientifique a l’occasion de pénétrer dans le désert.
Du 14 octobre au 12 novembre 1923, une caravane, composée d’une vingtaine de personnes, abrite Maxence (alias Théodore Monod) qui découvre la vie nomade. Ils parcourront 800 kilomètres. Emerveillement, contact avec les Maures et souffrances physiques sont au menu de cette traversée de la Mauritanie occidentale.
Lors de ce périple, Monod dévore Le voyage du Centurion d’Ernest Psichari. Le choix du nom de son héros, Maxence, est un hommage au petit-fils de Renan. L’ouvrage se lit comme une nouvelle et un récit d’initiation à un mode de vie particulier. En germe : la passion dévorante de l’auteur pour le désert qui le poussera ensuite à tenter des « navigations hauturières » extravagantes (voir l’Emeraude des Garamantes) et à constituer une immense collection floristique.

Les plus de Maxence au désert

La clarté du récit. La carte en début d’ouvrage qui détaille la nature des lieux traversés

Les moins de Maxence au désert

On ne retrouve pas la virtuosité littéraire de Monod. Ce tout premier récit sur le désert manque un peu de dynamisme.

Maxence au désert de Théodore Monod, Actes sud, collection Babel, 1995, 94 pages