Le désert

L’écrivain-voyageur Pierre Loti fait ici le récit de ses pérégrinations dans le désert du Sinaï du 22 février au 25 mars 1894. Accompagné par son ami Léo Thémèze, un marin, et le duc de Dino, il ralliera Gaza le matin de Pâques, escorté par les hommes du cheikh de Pétra, Mohammed Jahl.
Cet ouvrage constitue le premier volet d’un triptyque prolongé par Jérusalem et La Galilée. Le récit de Loti est empreint de spiritualité. Quelques chapitres s’ouvrent sur des extraits de l’Ancien testament (livre de la Genèse et de l’Exode).
On sent que l’auteur est en quête de Dieu, notamment lorsque sa caravane séjourne au couvent du Sinaï (le monastère Sainte-Catherine, dont la basilique fut édifiée sous l’empereur romain Justinien en 550).
Il évoque les beautés du désert, mais aussi son caractère inhospitalier : Pierre Loti et ses compagnons connaîtront la morsure de la chaleur mais aussi du froid (frigorifiés par une tempête de neige à l’approche du mont Sinaï). Une écriture très poétique, parfois un peu répétitive.

Les plus de Le Désert

La description des lieux traversés, la touche de spiritualité. Et surtout les quelques extraits du journal intime de Loti, insérés en fin de volume. Ils trahissent son état d’esprit à la veille du voyage : inquiet pour sa mère Nadine et craignant de ne pouvoir revenir vivant de son périple.

Les moins de Le Désert

Quelques longueurs dans la narration et des jugements de valeur négatifs sur les occidentaux (« les bourgeois d’occident », « les oisifs »…). La carte du voyage, de la main de l’auteur, n’est pas très lisible.

Le désert de Pierre Loti (préface de Jacques Lacarrière), Editions Christian Pirot, 1987, 233 pages