La faune du désert

Les camélidés (chameaux et dromadaires)

chameau

On y trouve le dromadaire (à une bosse), le chameau de Bactriane (à deux bosses), deux cousins sauvages (le guanaco et la vigogne) et deux autres domestiques (l’alpaga et le lama). Le dromadaire et le chameau ont gagné l’Asie par le détroit de Behring et se sont adaptés à des zones chaudes et sèches pour le premier, froides pour le second.
Le dromadaire a été domestiqué vers 3 000 avant J.-C. en Arabie et le chameau vers 2 600 avant J.-C. en Iran et au Turkménistan. Selon M. R. Cornevin dans son ouvrage Histoire de l’Afrique : « L’empereur romain d’origine berbère Septime-Sévère (né à Leptis Magna) a favorisé l’élevage systématique du chameau en Tripolitaine (province romaine qui correspond à peu près à la Libye actuelle) et son extension en Tunisie ».
L’animal peut avaler jusqu’à 120 litres d’eau en quelques minutes. Il stocke les liquides dans ses tissus. Les yeux et les narines des chameaux et des dromadaires peuvent se clore hermétiquement lors des tempêtes de sable, et la forme de leurs pattes facilite les déplacements sur les sols mouvants. Ces qualités d’adaptation font d’eux les compagnons idéals des nomades affrontant le Gobi ou le Sahara.

 

Les invertébrés

Parmi les arthropodes (une branche des invertébrés) on distingue les scorpions, les araignées, pseudo-scorpions et acariens. Les tiques, dont certaines espèces peuvent vivre dix ans sans nourriture, sont présentes partout.
Parmi les insectes: les termites, les fourmis et les coléoptères sont courants. Au Sahara, termites et fourmis constituent 80% de la biomasse. On trouve aussi des hyménoptères (guêpes et abeilles), des chenilles et des papillons.
Les coléoptères : le scarabée sacré peut manger et digérer autant que son propre poids en douze heures.

Les vertébrés

gecko

Les reptiles résistent bien à la chaleur grâce à leur peau pleine d’écailles qui les protège contre la déshydratation. Les plus répandus : lézards, varans, agamidés (famille de lézards) et geckos, couleuvres et vipères.
Les oiseaux : la plupart sont insectivores, mais on rencontre aussi des granivores et des carnivores.

Les rongeurs : de taille réduite, pouvant vivre avec peu d’eau et de nourriture. On peut citer la gerboise et le rat sauteur.
Les ongulés : ils ne vivent que sur les pâturages étendus à l’herbe rare. Ils sont marginaux dans le désert. On distingue la gazelle, l’antilope…. Les équidés sont cantonnés à l’Asie centrale avec l’hémione et le cheval de Prjevalski (désert de Gobi).
Les carnivores : chacal, coyote, diverses espèces de renard. Le plus connu est le fennec, le « renard des sables ». Il se nourrit principalement d’insectes, de sauriens et de rongeurs.

 

 

La flore du désert

Les éphémères

Ce sont des plantes qui germent très vite à la faveur de précipitations de 15 à 20 mm. Leur fonction principale : former de nouvelles graines qui s’enfouissent dans le sable en attendant la prochaine averse.

Les plantes à épines et poison

Les épines et piquants n’empêchent pas chameaux et chèvres de dévorer ce type de plantes, à l’instar des chardons par exemple. Elles ont souvent recours à d’autres subterfuges, comme le poison : les buissons prospères qui s’élèvent au milieu de touffes de graminées broutées sont presque toujours vénéneux.

Le Carnegia gigantea

Le cactus Saguaro du Sonora. Durée de vie : plusieurs centaines d’années. Ses premières branches se forment au bout de 75 ans. Quand il a entre 150 et 200 ans, il mesure 16 mètres, pèse plus de dix tonnes et compte jusqu’à cinquante branches. Les grandes fleurs blanches s’ouvrent le temps d’une nuit, en mai ou juin, pour attirer les chauves-souris qui assurent la pollinisation.

Le dattier

Ses besoins : une température moyenne annuelle de 21° C et de l’eau en quantité suffisante. C’est la culture typique des oasis. Le dattier comprend des éléments femelles qui portent des fruits et les mâles. Dans les palmeraies, on ne plante qu’un mâle pour 50 femelles. Les palmiers dattiers commencent à porter des fruits de trois à sept ans après la germination. Ils peuvent attendre l’âge de 200 ans et leur rendement maximal se situe entre 40 et 80 ans. Chacun produit jusqu’à 150 kilos de dattes par an, entre août et décembre.

Le Welwitschia Mirabilis

On ne le trouve que dans le désert du Namib. C’est le brouillard qui lui apporte l’humidité nécessaire. Certains sujets seraient âgés de 500 ans. S’il survit c’est, en partie, grâce à ses feuilles à peine comestibles.