Oasis dans le désert de Libye

Le corps humain, la chaleur et la soif

La température corporelle de l’homme oscille entre 36,5 et 37,5°C et il peut la réguler entre 33 et 42°C. Dans le désert les besoins en eau s’élèvent à environ 9 litres par jour, sous forme de nourriture ou de boisson, car l’on transpire pour maintenir le corps à une température constante. Par exemple, à 37,8°C, on perd 30 grammes par heure en transpirant.
Et, à chaque fois que la température augmente de 0,5°C, on se déleste de 20 grammes par heure supplémentaire. Pour compenser il faut boire pour éviter que le sang ne devienne visqueux. Dans ce cas le cœur serait obligé de battre de plus en plus vite pour que le flux sanguin reste à un niveau normal.

La déshydratation critique survient lorque les pertes en eau dépassent 10% de la masse corporelle. Elle peut provoquer des troubles irréversibles du système nerveux. La mort intervient aux environs de 15% de perte.

 

 

Trois modes de vie pour affronter le désert

La cueillette et la chasse

Ces modes de vie ancestraux sont en train de disparaître. Dernières cultures de ce type : celles des Aborigènes des déserts australiens, des Bochimans (ou San) du Kalahari et des Indiens nord-américains. Pendant des milliers d’années, c’est la connaissance précise des points d’eau, de la riche flore et des précieuses réserves de gibier qui assura leur survie. L’irruption de la « civilisation » européenne dans ces existences sonna le glas des tribus de chasseurs-cueilleurs.

Les oasis

Les oasis se sont développées grâce à des sources, des nappes phréatiques ou des lits de cours d’eau. Certaines devinrent de véritables lieux de passage, centres artistiques, scientifiques ou littéraires : c’est le cas de Chinguetti en Mauritanie ou de Kachgar sur la route de la Soie. Le palmier dattier y constitue la culture principale.

Le nomadisme

Le nomadisme pastoral se cantonne aux déserts qui s’étendent de la Mauritanie à la Chine. Selon les conditions climatiques, géologiques… les nomades vivent grâce aux chameaux, aux dromadaires, aux chevaux, aux bovins, aux moutons, aux chèvres… De nombreux peuples nomades marquèrent l’histoire et la conquête militaire : les Scythes, les Parthes, les Bédouins, les Huns, les Mongols… Aujourd’hui, la situation de ces peuples en mouvement est assez contrastée. Avec la colonisation européenne leur espace de vie s’est rétrécie : en Union Soviétique et en Chine, par exemple. En Afrique, le tracé arbitraire des frontières a limité les déplacement et engendré des conflits, surtout après la décolonisation.

La désertification

désertification

Selon le géographe allemand Horst Mensching, c’est « un processus de l’activité humaine dans les régions arides et leurs zones périphériques densément peuplées, qui ont abouti à la dégradation écologique et à la destruction des ressources naturelles » .
Parmi les principales causes: l’abattage des arbres, l’extension des terres cultivées dans des régions aux pluies rares et le surpâturage, auxquels viennent s’ajouter la pression démographique. L’étape finale de ce processus est le désert anthropique « made man desert » (engendré par l’homme), comme le Thar, en Asie.
Dans la seule zone sahélienne (aux frontières du Sahara), environ 650 000 km2 se sont désertifiés au cours des cinquantes dernières années. A l’échelle mondiale, 50 000 à 60 000 km2 de terres agricoles sont perdus chaque année, en majorité en Afrique. Dans le monde, un million d’hommes seraient touchés par les conséquences du phénomène, qui entraîne souvent la migration de familles entières vers les bidonvilles des grandes métropoles.