Carnets Sahariens

Roger Frison-Roche explore ici plusieurs facettes du Sahara qu’il arpenta à plusieurs reprises (il y accomplira dix-sept voyages et son dernier périple aura lieu en 1975 ). Carnets sahariens est constitué du récit de quatre méharées entreprises entre avril 1935 et mars 1950 dans le Sahara algérien et libyen. Dans L’appel du Hoggar il réalise la « première » de la Garet El Djenoun (la montagne des génies, 2 375 mètres) en compagnie de Raymond Coche et découvre des gravures sur pierre dans l’oued Mertoutek. Dans A skis et à chameau dans le Grand erg occidental, il teste de nouvelles planches sur un terrain incongru où il peine à glisser. La traversée du Messak Setaffet lui donne l’inspiration pour quelques écrits futurs (La piste oubliée et La Montagne aux écritures), malgré une fin de voyage très éprouvante. Enfin, dans Du Hoggar au Tassili, il emporte dans ses bagages le cinéaste Georges Tairraz, « néophyte du désert », qui réalisera, en 1950, le film Le
grand désert, première œuvre en couleurs sur le Sahara. Frison-Roche mêle descriptions des paysages, dialogues parfois tendus avec les Touaregs qui lui servent de guide et récit des souffrances physiques inhérentes à l’exploit sportif. Pour lui, le désert n’est pas seulement le théâtre du dépassement de soi mais aussi celui de la contemplation et de la découverte des traces du passé (gravures et peintures rupestres).Une écriture vivante et simple, à l’image de ses autres ouvrages plus connus : La grande crevasse, La dernière migration

 

 

Les plus de Carnets sahariens

Des photos et des cartes pour situer les lieux traversés. Une biographie succincte de l’auteur. Les notes de Frison-Roche qui permettent de resituer chaque récit dans son contexte.

Les moins de Carnets sahariens

Certaines réflexions de l’alpiniste sur la « fainéantise » et « l’imprévoyance » de certains Touaregs qui l’accompagnent. Il est quelquefois condescendant. Heureusement ces réflexions sont rares et ne gâtent pas trop le plaisir de la lecture.

Carnets sahariens de Roger Frison-Roche, Arthaud, 1996, 318 pages